Français
langue étrangère
Le français langue étrangère est aussi appelée sous le diminutif FLE. Celle-ci
est la langue non maternelle d’un individu, qu’il va acquérir en second lieu.
C’est la langue française lorsqu’elle est enseignée à des non francophones et
ce, dans un but culturel, professionnel ou encore touristique.
Ce terme concerne l’enseignement et l’apprentissage du français à des
individus qui ne sont pas directement en contact avec un environnement
extérieur francophone (région, pays).
Pour pouvoir enseigner le français à des individus, pour qui ce n’est
pas la langue maternelle/ première, il a fallu trouver des méthodes efficaces
afin que l’apprentissage se fasse aussi bien et naturellement que possible.
Pour cela, il est nécessaire de parcourir la préhistoire de la
didactique du FLE.
Au commencement, c’est-à-dire dès le 18ème siècle, on
adoptait la méthodologie traditionnelle,
ou encore dans d’autres termes, la méthodologie grammaire-traduction. Celle-ci
se basait sur la lecture et la traduction de textes en langue étrangère. A ce
moment-là, contrairement à aujourd’hui, c’est la grammaire qui était le plus
important et l’oral était placé au second plan. Cette méthode est caractérisée
par sa rigidité et peu de résultats, elle a donc été remise en question au
milieu du 19ème siècle.
Ensuite, à partir de 1870 et ce, jusqu’au début du 20ème
siècle, c’est la méthode directe qui
va faire son apparition. Celle-ci est basée sur trois grands principes :
- L’apprentissage
du vocabulaire sans la traduction en langue source
- L’utilisation
de langue orale
- La
grammaire est étudiée à l’aide d’exercices et de questions/réponses dirigés par
l’enseignant et non pas à l’aide de règles explicites.
Cette méthode proposait aux enfants de ne pas avoir recours à leur
langue maternelle/première, ce qui pouvait être une difficulté pour ceux-ci.
Par la suite, entre 1920 et 1960, durant une quarantaine d’année, il y
aura l’utilisation d’une nouvelle méthode, la
méthode active (éclectique, mixte ou orale). Celle-ci se place entre les
anciennes techniques, qui sont traditionnelles et la méthodologique directe
(citée juste au-dessus). La langue maternelle de l’individu peut être
réutilisée en classe. Les images et les photos sont fortement utilisées afin
d’éviter la traduction en langue maternelle d’un terme. Et la motivation de
l’enfant est mise au centre de son apprentissage.
Au milieu des années 1950, la méthodologie
structuro-globale audiovisuelle (SGAV) fait son apparition et elle utilise
le triangle « situation de communication, dialogue, image ». Pour
apprendre une langue, l’apprentissage se fait par un passage par l’oreille mais
aussi par la vue. La SGAV permettait d’apprendre à communiquer assez rapidement
avec des natifs mais pas de les comprendre entre eux ou les médias. Par contre, pour cette méthode, le coût
matériel était assez important et la durée de l’enseignement était longue car
elle pouvait durer entre de 2 à 3 ans.
Quelques années plus tard, une nouvelle méthode va se développer en
réaction à la méthode précédente, la SGAV, c’est l’approche communicative. C’est à ce moment-là qu’un nouveau public,
autre que les enfants, ce sont les migrants adultes. Il est donc important de
répondre aux besoins de ce nouveau public. S’adapter aux besoins langagiers de
chacun est donc le but de cette méthode. On va alors utiliser les codes de la
langue cible (dans ce cas, le français) afin d’adopter un comportement
adéquat.
Dans les années 1990, l’approche
actionnelle fait son apparition. Dans cette approche-ci, l’accent sera mis
sur les tâches à réaliser au sein même d’un projet global. Ici, l’apprenant est
acteur de son apprentissage. L’ensemble des capacités de l’apprenant sont pris
en compte (savoir, savoir-faire, savoir-être et savoir-apprendre). Ce qui est
privilégié, c’est l’interaction pour pouvoir développer des compétences
réceptives.
Encore aujourd’hui, c’est cette approche que l’on utilise.


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