Bonjour à vous tous, Mon prénom est Chirine et je suis étudiante en dernière année de bachelier pour devenir institutrice préscola...

lundi 16 décembre 2019

Français langue étrangère


Français langue étrangère

Le français langue étrangère est aussi appelée sous le diminutif FLE. Celle-ci est la langue non maternelle d’un individu, qu’il va acquérir en second lieu. C’est la langue française lorsqu’elle est enseignée à des non francophones et ce, dans un but culturel, professionnel ou encore touristique.

                                            

Ce terme concerne l’enseignement et l’apprentissage du français à des individus qui ne sont pas directement en contact avec un environnement extérieur francophone (région, pays).
Pour pouvoir enseigner le français à des individus, pour qui ce n’est pas la langue maternelle/ première, il a fallu trouver des méthodes efficaces afin que l’apprentissage se fasse aussi bien et naturellement que possible.
Pour cela, il est nécessaire de parcourir la préhistoire de la didactique du FLE.

Au commencement, c’est-à-dire dès le 18ème siècle, on adoptait la méthodologie traditionnelle, ou encore dans d’autres termes, la méthodologie grammaire-traduction. Celle-ci se basait sur la lecture et la traduction de textes en langue étrangère. A ce moment-là, contrairement à aujourd’hui, c’est la grammaire qui était le plus important et l’oral était placé au second plan. Cette méthode est caractérisée par sa rigidité et peu de résultats, elle a donc été remise en question au milieu du 19ème siècle.

Ensuite, à partir de 1870 et ce, jusqu’au début du 20ème siècle, c’est la méthode directe qui va faire son apparition. Celle-ci est basée sur trois grands principes :
  •       L’apprentissage du vocabulaire sans la traduction en langue source
  •     L’utilisation de langue orale
  •     La grammaire est étudiée à l’aide d’exercices et de questions/réponses dirigés par l’enseignant et non pas à l’aide de règles explicites.

Cette méthode proposait aux enfants de ne pas avoir recours à leur langue maternelle/première, ce qui pouvait être une difficulté pour ceux-ci.

Par la suite, entre 1920 et 1960, durant une quarantaine d’année, il y aura l’utilisation d’une nouvelle méthode, la méthode active (éclectique, mixte ou orale). Celle-ci se place entre les anciennes techniques, qui sont traditionnelles et la méthodologique directe (citée juste au-dessus). La langue maternelle de l’individu peut être réutilisée en classe. Les images et les photos sont fortement utilisées afin d’éviter la traduction en langue maternelle d’un terme. Et la motivation de l’enfant est mise au centre de son apprentissage.

Au milieu des années 1950, la méthodologie structuro-globale audiovisuelle (SGAV) fait son apparition et elle utilise le triangle « situation de communication, dialogue, image ». Pour apprendre une langue, l’apprentissage se fait par un passage par l’oreille mais aussi par la vue. La SGAV permettait d’apprendre à communiquer assez rapidement avec des natifs mais pas de les comprendre entre eux ou les médias.  Par contre, pour cette méthode, le coût matériel était assez important et la durée de l’enseignement était longue car elle pouvait durer entre de 2 à 3 ans.

Quelques années plus tard, une nouvelle méthode va se développer en réaction à la méthode précédente, la SGAV, c’est l’approche communicative. C’est à ce moment-là qu’un nouveau public, autre que les enfants, ce sont les migrants adultes. Il est donc important de répondre aux besoins de ce nouveau public. S’adapter aux besoins langagiers de chacun est donc le but de cette méthode. On va alors utiliser les codes de la langue cible (dans ce cas, le français) afin d’adopter un comportement adéquat. 

Dans les années 1990, l’approche actionnelle fait son apparition. Dans cette approche-ci, l’accent sera mis sur les tâches à réaliser au sein même d’un projet global. Ici, l’apprenant est acteur de son apprentissage. L’ensemble des capacités de l’apprenant sont pris en compte (savoir, savoir-faire, savoir-être et savoir-apprendre). Ce qui est privilégié, c’est l’interaction pour pouvoir développer des compétences réceptives.

Encore aujourd’hui, c’est cette approche que l’on utilise.





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